intervention du Dalaï Lama
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20 minutes :Le dalaï lama appelle de nouveau la communauté internationale à l'aide
20 minutes :Le dalaï lama appelle de nouveau la communauté internationale à l'aide
Message par akunamatata le Dim 30 Mar 2008 - 0:01
Le dalaï lama appelle de nouveau la communauté internationale à l'aide
http://www.20minutes.fr/article/222057/Monde-Le-dalai-lama-appelle-de-nouveau-la-communaute-internationale-a-l-aide.php
Le dalaï lama, chef spirituel en exil des Tibétains, a de nouveau appelé samedi la communauté internationale à "aider" à résoudre la crise au Tibet, rappelant également qu'il était ouvert au dialogue avec Pékin.
"Nous n'avons aucun pouvoir sauf la justice, la vérité, la sincérité... c'est pourquoi j'appelle la communauté internationale à aider, s'il vous plaît", a déclaré le dalaï lama lors d'une conférence de presse à New Delhi.
"Je suis ici impuissant, je peux juste prier", a ajouté le dignitaire tibétain, qui a participé samedi, avec d'autres responsables religieux, à une séance de prières pour les victimes des violences au Tibet.
Le dalaï lama avait le 19 mars déjà réclamé "l'appui" des dirigeants du monde entier.
Renouvelant les gestes d'apaisement envers Pékin, le lauréat 1989 du prix Nobel de la Paix a également réaffirmé qu'il était ouvert au dialogue: "Nous sommes ouverts... nous attendons", a-t-il souligné.
Samedi, il a encore souligné qu'il ne s'opposait pas à l'organisation des JO par la Chine mais a toutefois estimé important "de rappeler aux Chinois que pour être des hôtes respectés des JO", la situation des droits de l'Homme au Tibet devait s'améliorer.
Ce nouvel appel intervient au lendemain de celui du président américain George W. Bush, qui a appelé la Chine à dialoguer avec les représentants du dalaï lama et à faire preuve de retenue au Tibet, dans ses premières déclarations personnelles et publiques depuis le début de la crise.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice s'est dite de son côté opposée au boycottage des JO afin d'éviter d'insulter le peuple chinois.
La commissaire européenne aux relations extérieures Benita Ferrero-Waldner a évoqué dans une interview à paraître dimanche la menace d'un boycott des JO alors que les ministres des Affaires étrangères de l'Union Européenne, réunis ce week-end en Slovénie, sont partagés sur l'idée d'un boycott de la cérémonie d'ouverture des jeux.
Rappelant qu'il réclamait non pas l'indépendance du Tibet mais une "autonomie significative", le dalaï lama a souligné que les Tibétains demandaient des "garanties sur la protection de notre culture unique, notamment la langue".
"Dès qu'un certain degré de liberté sera atteint, nous serons heureux de rentrer dans notre pays", a-t-il ajouté, soulignant cependant que "les expressions de déception s'accroissent", avant de renouveler ses accusations de "génocide culturel".
Le dalaï lama a par ailleurs indiqué qu'il souhaitait avoir plus de temps pour se préparer à sa "future vie" alors qu'il pourrait d'ici à quelques années renoncer à son rôle politique.
"Il est possible que d'ici quelque temps je démissionne complètement, volontairement et de façon heureuse", a-t-il déclaré, sans donner de précision sur le moment où il pourrait se retirer. "Je suis déjà dans une position de semi-retrait", a assuré le dignitaire âgé de 72 ans.
Le dalaï lama a menacé à plusieurs reprises depuis les émeutes à Lhassa, de quitter sa charge de chef spirituel du bouddhisme tibétain mais en liant son départ à une aggravation de la situation au Tibet.
Son entourage a indiqué récemment que le dalaï lama souhaitait voir le Parlement tibétain en exil à Dharamsala, dans le nord de l'Inde, jouer un rôle politique plus grand, afin d'alléger sa tâche.
Le gouvernement chinois accuse le dalaï lama d'avoir organisé les violences au Tibet, qui ont fait officiellement 19 morts, pour saboter les Jeux prévus en août à Pékin. Selon les Tibétains en exil, la répression chinoise a fait environ 140 morts.
Manpreet Romana AFP ¦ Le dalaï lama lors d'une conférence de presse le 29 mars 2008 à New Delhi
© 2008 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 29/03/2008 - 08h47
Message par akunamatata le Dim 30 Mar 2008 - 0:01
Le dalaï lama appelle de nouveau la communauté internationale à l'aide
http://www.20minutes.fr/article/222057/Monde-Le-dalai-lama-appelle-de-nouveau-la-communaute-internationale-a-l-aide.php
Le dalaï lama, chef spirituel en exil des Tibétains, a de nouveau appelé samedi la communauté internationale à "aider" à résoudre la crise au Tibet, rappelant également qu'il était ouvert au dialogue avec Pékin.
"Nous n'avons aucun pouvoir sauf la justice, la vérité, la sincérité... c'est pourquoi j'appelle la communauté internationale à aider, s'il vous plaît", a déclaré le dalaï lama lors d'une conférence de presse à New Delhi.
"Je suis ici impuissant, je peux juste prier", a ajouté le dignitaire tibétain, qui a participé samedi, avec d'autres responsables religieux, à une séance de prières pour les victimes des violences au Tibet.
Le dalaï lama avait le 19 mars déjà réclamé "l'appui" des dirigeants du monde entier.
Renouvelant les gestes d'apaisement envers Pékin, le lauréat 1989 du prix Nobel de la Paix a également réaffirmé qu'il était ouvert au dialogue: "Nous sommes ouverts... nous attendons", a-t-il souligné.
Samedi, il a encore souligné qu'il ne s'opposait pas à l'organisation des JO par la Chine mais a toutefois estimé important "de rappeler aux Chinois que pour être des hôtes respectés des JO", la situation des droits de l'Homme au Tibet devait s'améliorer.
Ce nouvel appel intervient au lendemain de celui du président américain George W. Bush, qui a appelé la Chine à dialoguer avec les représentants du dalaï lama et à faire preuve de retenue au Tibet, dans ses premières déclarations personnelles et publiques depuis le début de la crise.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice s'est dite de son côté opposée au boycottage des JO afin d'éviter d'insulter le peuple chinois.
La commissaire européenne aux relations extérieures Benita Ferrero-Waldner a évoqué dans une interview à paraître dimanche la menace d'un boycott des JO alors que les ministres des Affaires étrangères de l'Union Européenne, réunis ce week-end en Slovénie, sont partagés sur l'idée d'un boycott de la cérémonie d'ouverture des jeux.
Rappelant qu'il réclamait non pas l'indépendance du Tibet mais une "autonomie significative", le dalaï lama a souligné que les Tibétains demandaient des "garanties sur la protection de notre culture unique, notamment la langue".
"Dès qu'un certain degré de liberté sera atteint, nous serons heureux de rentrer dans notre pays", a-t-il ajouté, soulignant cependant que "les expressions de déception s'accroissent", avant de renouveler ses accusations de "génocide culturel".
Le dalaï lama a par ailleurs indiqué qu'il souhaitait avoir plus de temps pour se préparer à sa "future vie" alors qu'il pourrait d'ici à quelques années renoncer à son rôle politique.
"Il est possible que d'ici quelque temps je démissionne complètement, volontairement et de façon heureuse", a-t-il déclaré, sans donner de précision sur le moment où il pourrait se retirer. "Je suis déjà dans une position de semi-retrait", a assuré le dignitaire âgé de 72 ans.
Le dalaï lama a menacé à plusieurs reprises depuis les émeutes à Lhassa, de quitter sa charge de chef spirituel du bouddhisme tibétain mais en liant son départ à une aggravation de la situation au Tibet.
Son entourage a indiqué récemment que le dalaï lama souhaitait voir le Parlement tibétain en exil à Dharamsala, dans le nord de l'Inde, jouer un rôle politique plus grand, afin d'alléger sa tâche.
Le gouvernement chinois accuse le dalaï lama d'avoir organisé les violences au Tibet, qui ont fait officiellement 19 morts, pour saboter les Jeux prévus en août à Pékin. Selon les Tibétains en exil, la répression chinoise a fait environ 140 morts.
Manpreet Romana AFP ¦ Le dalaï lama lors d'une conférence de presse le 29 mars 2008 à New Delhi
© 2008 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 29/03/2008 - 08h47
l’autonomie, pas l’indépendance:Lodi Gyaltsen Gyari envoyé spécial du Dalaï-lama
14 avr. 2008 09:43
objet Liberation: Lodi Gyari
Tibet : l’autonomie, pas l’indépendance
Lodi Gyaltsen Gyari envoyé spécial du Dalaï-lama pour le dialogue avec la Chine.
QUOTIDIEN LIBERATION: lundi 14 avril 2008. Page Rebonds.
Ces dernières semaines, nous avons été témoins de soulèvements sans précédent sur le plateau tibétain. Le gouvernement chinois a réagi par des mesures exceptionnellement brutales, à quelques mois seulement des Jeux olympiques de Pékin. Depuis le début du dialogue avec le gouvernement chinois en 2002, j’ai, en ma qualité d’envoyé spécial de sa Sainteté le dalaï-lama, profondément redouté que de tels événements ne finissent un jour par se produire. Mais aucun d’entre nous n’aurait pu imaginer l’ampleur de ces manifestations compte tenu du contrôle très strict exercé par la Chine sur le Tibet.
Plus d’une fois, au cours de nos six rencontres avec les représentants chinois, j’ai souligné avec vigueur que la politique de Pékin finirait par acculer les Tibétains. Nous savions en effet que la mise en œuvre impitoyable de mesures destinées à saper l’identité du peuple tibétain, associées à l’arrivée massive de migrants chinois et à des attaques virulentes à l’encontre du dalaï-lama, allaient provoquer auprès des Tibétains un profond sentiment d’exaspération et de frustration. Les protestations des Tibétains ont des racines profondes. Elles sont issues d’un demi-siècle d’une gestion défaillante du Tibet par la république populaire de Chine.
La Chine doit assumer l’entière responsabilité de la situation tragique qui prévaut aujourd’hui au Tibet. Nous sommes profondément préoccupés par l’interprétation tronquée que les autorités chinoises donnent de la crise. Les antagonismes qui s’aggravent entre les peuples chinois et tibétain pourraient perdurer pendant des générations et porter un préjudice irréparable à l’harmonie de leurs relations. L’étendue des manifestations, qui dépassent largement les frontières de la Région autonome du Tibet, donnent raison au dalaï-lama qui demande l’établissement d’une entité administrative unique regroupant tous les Tibétains. En porte-à-faux avec les accusations du gouvernement chinois selon lesquelles les Tibétains en exil seraient les instigateurs du soulèvement, les récents événements ont montré que ce sont nos compatriotes à l’intérieur même du Tibet qui ont cette fois inspiré les Tibétains de la diaspora. Je salue le courage des Tibétains qui, au risque de leur vie et de leur liberté, se battent pour la préservation de leur identité et de leur culture.
En dépit du caractère tragique de la crise, le dalaï-lama a réitéré son engagement en faveur de la voie médiane (une véritable autonomie pour tous les Tibétains et non l’indépendance) et ne s’est départi à aucun moment de sa position de principe basée sur la non-violence. Il est convaincu que les deux parties, tibétaine et chinoise, ne doivent pas perdre espoir mais plutôt considérer la crise actuelle comme un défi pour trouver une solution équitable en vue de restaurer la paix et la stabilité au Tibet. Nous avons la ferme volonté de poursuivre nos efforts dans le respect de ces principes. La répression contre la population tibétaine sur tout le haut plateau doit cesser avant que nous ne puissions parler d’avenir. Il est impératif que les gouvernements à travers le monde, qui invitent chacune des parties à reprendre le dialogue, requièrent des autorités chinoises qu’elles leur donnent, ainsi qu’à nous-mêmes, l’assurance que ce dialogue aboutira à des progrès réels et concrets. Des personnes clairvoyantes, comme certains intellectuels à l’intérieur de la Chine, ont reconnu que la politique de Pékin est à un tournant historique et que le dalaï-lama a un rôle déterminant à jouer. L’appel du dalaï-lama, en faveur d’une enquête internationale sur les causes des récents événements au Tibet, devrait être bien accueilli car il serait de nature à nous révéler la vérité, et à favoriser la restauration d’une relation de confiance entre les peuples tibétain et chinois. Le président Hu Jintao est à présent placé devant un choix unique : substituer à une politique purement répressive, une approche réfléchie, mieux adaptée à une superpuissance émergente, soucieuse de s’attirer le respect de la communauté internationale, qui suit le dossier tibétain de près.
objet Liberation: Lodi Gyari
Tibet : l’autonomie, pas l’indépendance
Lodi Gyaltsen Gyari envoyé spécial du Dalaï-lama pour le dialogue avec la Chine.
QUOTIDIEN LIBERATION: lundi 14 avril 2008. Page Rebonds.
Ces dernières semaines, nous avons été témoins de soulèvements sans précédent sur le plateau tibétain. Le gouvernement chinois a réagi par des mesures exceptionnellement brutales, à quelques mois seulement des Jeux olympiques de Pékin. Depuis le début du dialogue avec le gouvernement chinois en 2002, j’ai, en ma qualité d’envoyé spécial de sa Sainteté le dalaï-lama, profondément redouté que de tels événements ne finissent un jour par se produire. Mais aucun d’entre nous n’aurait pu imaginer l’ampleur de ces manifestations compte tenu du contrôle très strict exercé par la Chine sur le Tibet.
Plus d’une fois, au cours de nos six rencontres avec les représentants chinois, j’ai souligné avec vigueur que la politique de Pékin finirait par acculer les Tibétains. Nous savions en effet que la mise en œuvre impitoyable de mesures destinées à saper l’identité du peuple tibétain, associées à l’arrivée massive de migrants chinois et à des attaques virulentes à l’encontre du dalaï-lama, allaient provoquer auprès des Tibétains un profond sentiment d’exaspération et de frustration. Les protestations des Tibétains ont des racines profondes. Elles sont issues d’un demi-siècle d’une gestion défaillante du Tibet par la république populaire de Chine.
La Chine doit assumer l’entière responsabilité de la situation tragique qui prévaut aujourd’hui au Tibet. Nous sommes profondément préoccupés par l’interprétation tronquée que les autorités chinoises donnent de la crise. Les antagonismes qui s’aggravent entre les peuples chinois et tibétain pourraient perdurer pendant des générations et porter un préjudice irréparable à l’harmonie de leurs relations. L’étendue des manifestations, qui dépassent largement les frontières de la Région autonome du Tibet, donnent raison au dalaï-lama qui demande l’établissement d’une entité administrative unique regroupant tous les Tibétains. En porte-à-faux avec les accusations du gouvernement chinois selon lesquelles les Tibétains en exil seraient les instigateurs du soulèvement, les récents événements ont montré que ce sont nos compatriotes à l’intérieur même du Tibet qui ont cette fois inspiré les Tibétains de la diaspora. Je salue le courage des Tibétains qui, au risque de leur vie et de leur liberté, se battent pour la préservation de leur identité et de leur culture.
En dépit du caractère tragique de la crise, le dalaï-lama a réitéré son engagement en faveur de la voie médiane (une véritable autonomie pour tous les Tibétains et non l’indépendance) et ne s’est départi à aucun moment de sa position de principe basée sur la non-violence. Il est convaincu que les deux parties, tibétaine et chinoise, ne doivent pas perdre espoir mais plutôt considérer la crise actuelle comme un défi pour trouver une solution équitable en vue de restaurer la paix et la stabilité au Tibet. Nous avons la ferme volonté de poursuivre nos efforts dans le respect de ces principes. La répression contre la population tibétaine sur tout le haut plateau doit cesser avant que nous ne puissions parler d’avenir. Il est impératif que les gouvernements à travers le monde, qui invitent chacune des parties à reprendre le dialogue, requièrent des autorités chinoises qu’elles leur donnent, ainsi qu’à nous-mêmes, l’assurance que ce dialogue aboutira à des progrès réels et concrets. Des personnes clairvoyantes, comme certains intellectuels à l’intérieur de la Chine, ont reconnu que la politique de Pékin est à un tournant historique et que le dalaï-lama a un rôle déterminant à jouer. L’appel du dalaï-lama, en faveur d’une enquête internationale sur les causes des récents événements au Tibet, devrait être bien accueilli car il serait de nature à nous révéler la vérité, et à favoriser la restauration d’une relation de confiance entre les peuples tibétain et chinois. Le président Hu Jintao est à présent placé devant un choix unique : substituer à une politique purement répressive, une approche réfléchie, mieux adaptée à une superpuissance émergente, soucieuse de s’attirer le respect de la communauté internationale, qui suit le dossier tibétain de près.
Pékin renouvelle ses attaques contre le Dalaï-lama
Au moment où la flamme olympique arrivait à Pékin, les autorités chinoises ont accentué leurs attaques contre le dalaï-lama, accusant le chef spirituel des Tibétains de se servir de la religion et d’être l’instigateur des manifestations dans la région himalayenne.
Selon l’agence officielle de presse Chine nouvelle, le gouvernement chinois détient la preuve que le dalaï-lama et ses partisans, exilés dans le nord de l’Inde, ont planifié les manifestations anti-chinoises qui ont débuté à la mi-mars au Tibet et dans des provinces voisines.
"Ce chef spirituel autoproclamé a à l’évidence oublié son identité, insulté sa religion et fait trop de politique", poursuit Chine nouvelle.
Si le dalaï-lama "souhaite réellement être un simple moine bouddhiste, il est grand temps qu’il cesse de faire de la politique et de tromper les gens, les Occidentaux en particulier, avec ses appels hypocrites à l"autonomie’", poursuit l’agence officielle, reprenant la ligne des autorités de Pékin qui affirment que le dalaï-lama recherche en fait l’indépendance du Tibet.
Plusieurs chefs d’Etat étrangers, dont le président américain George Bush, ont appelé Pékin à engager un dialogue avec les émissaires du dalaï-lama.
La Chine a répondu qu’elle n’agirait de la sorte que si le chef de la communauté tibétaine renonce à son objectif indépendantiste et use de son influence pour mettre un terme aux troubles.
En Inde, l’un des proches conseillers du dalaï-lama a rejeté ces accusations. "Une fois encore il s’agit d’accusations infondées, au lieu desquelles nous souhaiterions que des groupes internationaux puissent se rendre au Tibet", a dit Tenzin Taklha. "Nous appellerons la Chine à autoriser un groupe international à se rendre (au Tibet) pour vérifier ces affirmations chinoises."
Selon l’agence officielle de presse Chine nouvelle, le gouvernement chinois détient la preuve que le dalaï-lama et ses partisans, exilés dans le nord de l’Inde, ont planifié les manifestations anti-chinoises qui ont débuté à la mi-mars au Tibet et dans des provinces voisines.
"Ce chef spirituel autoproclamé a à l’évidence oublié son identité, insulté sa religion et fait trop de politique", poursuit Chine nouvelle.
Si le dalaï-lama "souhaite réellement être un simple moine bouddhiste, il est grand temps qu’il cesse de faire de la politique et de tromper les gens, les Occidentaux en particulier, avec ses appels hypocrites à l"autonomie’", poursuit l’agence officielle, reprenant la ligne des autorités de Pékin qui affirment que le dalaï-lama recherche en fait l’indépendance du Tibet.
Plusieurs chefs d’Etat étrangers, dont le président américain George Bush, ont appelé Pékin à engager un dialogue avec les émissaires du dalaï-lama.
La Chine a répondu qu’elle n’agirait de la sorte que si le chef de la communauté tibétaine renonce à son objectif indépendantiste et use de son influence pour mettre un terme aux troubles.
En Inde, l’un des proches conseillers du dalaï-lama a rejeté ces accusations. "Une fois encore il s’agit d’accusations infondées, au lieu desquelles nous souhaiterions que des groupes internationaux puissent se rendre au Tibet", a dit Tenzin Taklha. "Nous appellerons la Chine à autoriser un groupe international à se rendre (au Tibet) pour vérifier ces affirmations chinoises."



